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Karatabougou
(La Maison en paille)

Un Blanc, représentant d’une société multinationale, arrive dans un village au Centre du Mali, où il annonce que sa firme lointaine a loué au gouvernement des milliers d’hectares pour 1 franc symbolique. Le problème, c’est que les terres louées sont occupées par les paysans et leur village nommé Karatabougou.

Depuis quelque temps, les nuages s’accumulent sur Karatabougou : des djihadistes ont fermé l’école et passent de temps en temps pour vérifier la bonne observation de leurs règles absurdes qui empêchent le travail et empoisonnent les rapports entre des communautés mêlées depuis des siècles. A ces brimades, s’ajoutent l’absence des services de l’État, la corruption du juge, l’absence de perspectives d’avenir pour les jeunes, le manque de terres cultivables et le changement climatique, et parfois le poids de traditions vides de sens pour la nouvelle génération.

Il suffira qu’une vache pénètre dans un champ par le trou d’une clôture pour que tous se dressent contre tous et que le drame éclate : un jeune homme en tue un autre, qui se révèle être son propre frère. La capitale est loin, qui se soucie d’eux ? Beaucoup de choses seront révélées quand la vache coupable de tout ce désordre sera jugée, et acquittée, car il faudra que les villageois, cessant de rejeter la faute sur d’autres, prennent ensemble leur destin en main pour que beaucoup de petites paix se fassent avant la grande.

Karatabougou est une pièce de théâtre jouée en bambara, fulfulde, dogon, songhay, tamasheq, arabe, avec quelques répliques en français. Elle est dialogue des langues dans un pays où on ne « s’entend » plus.
 
 
 
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