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Œuvres    
Traversée
voyage sonore

Le commencement de l'aventure spatiale française est sans mémoire. L'oubli a englouti le recours à la technologie des savants nazis et la violence de l'installation des bases dans l'Algérie coloniale. Ni censure, ni refoulement par le récit de la grandeur de la France : seulement l'oubli. Tout comme sont oubliés ou ont disparu le LRBA de Vernon, le CIEES de Colomb-Béchar, la base spatiale d'Hammaguir, le Laboratoire d'aéronomie du fort de Verrières dont il est même impossible de retrouver les expériences. Aucune nostalgie dans cet oubli : l'aventure continue ailleurs, à Kourou, en Guyane, à Toulouse. Mais à Vernon, à Béchar, à Hammaguir, à Verrières, il n'y a plus rien à voir.
 
L'écran blanc de la base spatiale d'Hammaguir sur lequel n'est plus projeté aucun film depuis un demi-siècle, celui d'In Amguel, peu à peu disloqué par le vent du désert, ont servi de point de départ pour le dispositif de l'exposition "Dissipations" au Centre National des Etudes Spatiales à Paris - Journées européennes du Patrimoine, 21 et 22 septembre 2019.
 
Il n'y a plus rien à voir : à écouter peut-être ?
 
12 sièges devant un écran vide, 12 casques pour un voyage sonore qui transporte le visiteur de la Croix-Rousse à Figuig, de Dora à Vernon, de Toulon à Hammaguir : c’est Traversée, texte et voix : Michel Beretti, production : Observatoire de l’Espace du Centre National des Etudes Spatiales (Paris).
 
 
 
Photos de l'écran de cinéma d'In Amguel dans les années 1960 puis en 2009 : "Les Amis du Pic Laperrine".
 
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