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Œuvres    
Conversation sur le rivage du monde

Dans une grande ville des Etats-Unis d’Amérique, un homme et une femme se rencontrent et se séparent.
Pour s’abriter de l’averse, une jeune femme entre au hasard dans le premier café venu où officie un serveur en attente de clients.
Tous deux sont Noirs : rien d’étonnant aux Etats-Unis… La conversation s’engage, tissée de faux-semblants et de mensonges. Tous deux s’inventent des vies, jusqu’à ce que chacun se trouve contraint par l’autre d’avouer qu’il raconte, se raconte des histoires. Ils découvrent qu’ils sont tous deux Africains, tous deux clandestins, et se confient leurs aventures : leur invraisemblable périple, pourtant plus vrai que tous leurs contes, elle pour retrouver son mari qui n’a plus donné signe de vie depuis deux ans, lui pour entrer dans le rêve américain.
A l’issue de cette conversation sur le rivage du monde, incapables de réunir leurs deux solitudes, leurs blessures sont trop à vif, ils se quittent et se perdent dans la ville immense.

avec :
Mama Koné (Ayélé Keïta)
Koami Vignon (Abdoulaye Boubakar)

mise en scène : Amandine Sagnès
chorégraphie : Jean Kassim Dambélé
administration : Rose Kadi Keïta

coproduction : Compagnie Côté-Court, Bamako, et Institut Français du Mali
création à l'Institut Français de Bamako le 8 mai 2015
 


photographies Marion Bargès

 

Les naufragés du Nouveau Monde

"Une femme partie en Amérique à la recherche de son mari qu'elle va trouver "en ménage" avec une Blanche. un homme présent aux Etats-Unis, parti par la mer, seul survivant de son groupe et devenu garçon de café.
Voilà la trame de cette pièce de théâtre d'une heure, qui allie merveilleusement bien humour et drame, mais qui se focalise sur l'immigration, ses drames. (...) Cette pièce interpelle à plus d'un titre. Non seulement elle dévoile les dures conditions de départ, voue aux gémonies nos politiques (ou nos manques de politique) qui poussent sur les routes de l'exil les bras valides, elle dévoile également la vraie condition de ceux qui partent, et qui, finalement, sont les vrais naufragés."
Alexis Kalambry, "Les Echos", 11 mai 2015)
 

Créé en français et joué dans différents lieux de Bamako (Exodus, Centre culturel germano-malien...), Conversation sur le rivage du monde a été joué en tournée au Mali en langue bambara, grâce à une subvention de la Coopération Suisse, par Ambaga Guindo et Mama Koné sous le titre Toukan la taka kololo, à Kita, Kenieba, Dabia, Kayes, Bafoulabé, Diema, Nioro du Sahel, Yelimane, Kagaba...

 

 
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In Timbuktu, er entdeckt Manuskripte, die für ihn eine wahre Offenbarung sind. Im Gegensatz zu seinen Zeitgenossen glaubt Barth, dass Afrika eine Geschichte hat.  Er behandelt diese Geschichte als Historiker seiner Zeit, die die Geschichte Europas behandeln. Im Westen ist dies ein bahnbrechender Gedanke ; Barth macht einen ersten Schritt in Richtung einer Weltgeschichte, die aus verschiedenen Geschichten mit mehreren Interaktionen besteht.