www.michelberetti.net
Œuvres    
Le Salon du Barbier
pour Pascal Contet

 texte : Michel Beretti

avec : Pascal Contet

C’est dans un salon de coiffure que le petit Pascal écoutait Mimile jouer de son accordéon un peu essoufflé pour distraire les clients. C’est ce qui a décidé de sa vocation : jouer de cet instrument qui semblait définitivement devenu ringard et qu’on trouve partout aujourd’hui, dans le jazz comme dans le classique.
Pourquoi le Salon du Barbier ? Parce que c’était le salon de coiffure où son oncle le figaro chantait des airs de Rossini qu’accompagnait Mimile sur son vieil accordéon, tout en faisant des coupes au bol bien dégagées autour des oreilles des gamins désolés. Rossini, le premier compositeur à introduire dans la musique classique l’accordéon, cet instrument qui fut d’abord aristocratique…
Entre les vrais-faux souvenirs de l'enfance de Pascal Contet dans l’Est de la France et la belle histoire d’amour de Mimile (Emile Vacher) et Mado, Le Salon du Barbier est un voyage musical dans le temps et l’espace qui raconte l’accordéon dans tous ses états, depuis le tango qu’on dansait entre hommes, faute de femmes, dans les bouges de Buenos-Aires, les bagarres homériques entre la cabrette auvergnate et l’accordéon italien, jusqu’aux bals musette de la Bastoche où marlous et tapineuses dansaient la java.

création à l'Opéra de Limoges le 24 novembre 2014

 
À lire également
Entrent Mary Shelley et Casanova... (2018)
 
collage Philippe Macasdar
Philippe Macasdar, directeur du Théâtre Saint-Gervais (Genève) m'écrit (25 septembre 2017) : "Rencontres (dialogues ?) imaginaires. Une collection pour raconter une Genève faite d'écrivains y étant passés et pour certains installés, plus ou moins acceptés, plus ou moins inspirés, plus ou moins heureux; certains repartis ailleurs, pour y revenir ou plus jamais; d'autres enfin n'ayant pu y entrer, stopper net à la frontière... Genève est la patrie des écrivains. Paradoxale, rétive et poreuse, généreuse et ombrageuse. Genève qui se nourrit et qui nourrit. Terre d'accueil propice à la réflexion, à l'inspiration, à la création..."
 
Hunting the Blue Whale (2018)
 
Hunting the Blue Whale est un projet d'écriture numérique collective débouchant sur un spectacle théâtral pour plusieurs établissements scolaires. Il sera réalisé au cours de l'année scolaire 2018-9 à l'Ecole de Culture Général de Fribourg. Contact a été pris avec d'autres établissements scolaires en Suisse, en France et au Mali.
Alexandre Doucin - projet Govi
 
 
Auf dem Spuren Heinrich Barths (2018)
Maison de Heinrich Barth à Tombouctou
De 1849 à 1855, Heinrich Barth voyage en Afrique. Il séjourne plusieurs mois à Tombouctou entre septembre 1853 et mai 1854. Seuls deux Occidentaux étaient entrés avant lui dans cette ville interdite aux Chrétiens sous peine de mort : René Caillié avait visité Tombouctou vingt ans plus tôt, en 1829 ; juste avant lui, le major Alexander Gordon Laing l’avait précédé, mais il avait été assassiné après son départ de la ville, et ses observations sont à jamais perdues. Tombouctou est toujours entourée d’une aura de mystère. A Tombouctou et dans la région de la boucle du Niger, Barth découvre des manuscrits qui sont pour lui une véritable révélation : contrairement à ses contemporains, Barth pense que l’Afrique a une Histoire. Il traite cette Histoire comme les historiens de son époque traitent celle de l’Europe. En Occident, c’est une pensée pionnière ; Barth fait un premier pas vers une Histoire mondiale composée d’histoires différentes aux interactions multiples.