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Poisson braisé
L’amour entre femmes, qui ne va déjà pas toujours de soi en Occident, devient semé de difficultés et souvent de dangers en Afrique où plus d’une trentaine de pays pénalisent l’homosexualité. C’est le sujet que les deux comédiennes Fatima Tchiombiano et Nadège Ouedraogo et moi avons choisi et qui constitue la trame de Poisson braisé. Poisson braisé se passe dans une grande ville d’Afrique où Lindiwe rencontre par hasard Zanele qui s’est enfuie de chez son mari. L’une est une jeune femme de la ville, l’autre vient de son village, toutes deux éprouvent le même désir qui leur fait peur pour une autre femme : sont-elles normales ? se demandent-elles ; comment ont-elles pu être contaminées par cette dépravation venue de l’Occident qui heurte les valeurs ancestrales ? Elles ignorent encore que l’amour entre personnes du même sexe existait depuis longtemps chez de nombreux peuples d’Afrique, elles ne savent pas que ce sont au contraire les colonisateurs blancs qui ont fait condamner ces relations qui semblaient normales à tous. Mais quand elles auront surmonté leurs peurs et leurs préjugés, comment pourront-elles vivre cet amour dans une société fondée sur la suprématie de l’homme, qui impose à la femme le rôle d’épouse et de mère ? Elles ne pourront faire autrement que de le cacher sous les apparences de la « normalité » d’une simple amitié. Quand Lindiwe ne pourra plus retarder le moment de se marier, elles choisiront ensemble son mari pour continuer à s’aimer en cachette. L’obligation d’une double vie, c’est ce qu’indique cette dénomination ironique que se donnent les femmes elles-mêmes de « poisson braisé », parce qu’identique des deux côtés… Quand la famille de Lindiwe voudra laver sa « honte » dans le sang de sa propre fille, le seul choix de Zanele et Lindiwe sera-t-il entre la rentrée dans la « normalité » et l’exil ?
 
 
 
reprise des "Marguerites" (2017)
Après une reprise en juillet 2016 à l’Institut français de Bamako (Mali), Les Marguerites ne poussent pas dans le désert, avec Maïmouna Diarra, Mama Koné, Mariam Sissoko et Alima Togola, mise en scène Sarafina Koné, se joue au Festival de Théâtre des Réalités que dirige Adama Traoré à Sikasso. Prochaines représentations à suivre…
 
La disparition de Majorana (2017)
La disparition de Majorana, conférence-performance, « vraie-fausse » conférence scientifique et théâtrale inspirée de Pirandello, se déroule parallèlement à 2 partitions aléatoires, la musique électronique du compositeur autrichien Bruno Liberda, la projection de reconstitutions de collisions de particules et d’images de webcams à Naples, à Valencia (Venezuela)… Tous renseignements, écrire à cont@ct sur ce site.
 
Portraits imaginés (2017)
Après Le chef d’oeuvre inconnu du Musée de Limoges, Loin de Gaza etc, suite des lectures-performances dans les Musées avec ces Portraits imaginés pour le Musée de Morlaix. Chacun des tableaux choisis représente une énigme que le texte tente de percer - ou d’en imaginer la solution.