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La Querelle de la Paix
L’auberge « A la paix perpétuelle » dont l’enseigne peinte représente un cimetière. « Qu’est-ce qu’on n’a pas encore dit sur la Paix ? » demande Machiavel à Erasme qui lui rétorque en retour : « Qu’est-ce qu’on n’a pas encore fait pour la Paix ? » Tandis qu’Erasme et Machiavel sont engagés dans les figures compliquées d’une lutte à la culotte traditionnelle suisse, le quatuor bouffon des Philosophes Voltaire-Diderot-Rousseau-Kant (ce dernier auteur de « Zum ewigen Frieden ») rivalise dans l’élaboration de projets de paix universelle tous plus fumeux les uns que les autres. Les Lumières vacillent au crépuscule. L’Histoire s’accélère : les philosophes actionnent les marionnettes d’Adolf Hitler et de Joseph Staline. Grete, la servante de l’auberge, déploie ses ailes d’ange, l’Angelus Novus qui bat furieusement des ailes dans le grand vent qui l’emporte, son visage halluciné tourné vers l’arrière. Dans les ruines d’Alep, Henri Dunant, son oeuvre réduite à néant, éructe : « Sale race humaine! »...
 
 
 
Trop de diables sous leurs jupes aux Editions Plurielles (2016)
Trop de diables couverture

Trop de diables sous leurs jupes, écrit en collaboration avec Nathalie Hounvo Yékpé, après la création en novembre à l'Institut français de Cotonou dans une mise en scène de Bénédicte Wenders, paraît aux Editions Plurielles (Cotonou, Bénin).
 
Résidence "Texte en scène - Afrique" 2016 (2016)
En mai 2015, Ancrage Culture, dirigé par Janvier Nougloi, organisait une résidence d'écriture en partenariat avec l'Institut français de Cotonou, la Chartreuse - Centre national des écritures du spectacle (France) et l'Association des Centres culturels de rencontre européens. Nous nous sommes retrouvés à Parakou, quatre auteurs et moi, leur accompagnateur : Kokouvi Dzifa Galley (Togo), Mireille Assiba Gandebagni (Bénin), Sophie Heidi Kam (Burkina Faso), Didier Sédoha Nasségandé (Bénin). Un appel à candidatures a été lancé pour la résidence 2016 : trois nouveaux auteurs ont été sélectionnés…
 
Popyno Massamba rentre chez lui (2015)
Parce qu’il ne se souvient plus si, un soir qu’il jouait « La Parenthèse de sang » de Sony Labou Tansi, un petit oiseau s’est perché un instant sur son doigt tendu, un vieux comédien africain entreprend un long et périlleux voyage pour rentrer chez lui.