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Fagalî
(massacre)
Ogossagou pancarteFagalî (Massacre) est un projet de spectacle théâtral conçu pour le Mali. Production du Complexe culturel BlonBa (Alioune Ifra N'Diaye, Drissa Samaké) et réalisation de l'Association Noor (Alima Togola), en partenariat avec l'Agence de communication Binthily et la Radio-Télévision Joliba (Birama Konaré). Le texte est en cours d'écriture. Le spectacle est destiné à être joué en bambara, en fulfulde, en songhaï, en tamasheq et en français.
Fagalî veut contribuer à dissiper les préjugés, cerner les racines des conflits et montrer que la société civile et les simples citoyens, quelle que soit la communauté à laquelle ils appartiennent, ont entre leurs mains la plupart des solutions pour ramener la paix et la concorde.
On pourra découvrir les premières scènes-sondes dans la rubrique "Chantiers".
De nouvelles scènes s'ajouteront au fur et à mesure de l'avancement de l'écriture.
 
 
 
 
Djon yé patronni yé ? (2018)
Voilà donc Djami que ses tantes ont envoyée dans la grande ville où tout l'effraie, naïve, passive, acceptant son destin d'esclave domestique. Elle a le malheur de s'appeler Djami comme sa patronne qui exige qu'elle change son nom : elle est devenue une autre. Sa patronne, inactive, se décharge peu à peu sur elle du soin de la maison, comme cela se pratique couramment dans la réalité. Djami devient indispensable : la servante parfaite. Elle s'occupe de tout, devançant même les ordres de aa patronne qui ne peut plus se passer d'elle. Au point de remplacer sa maîtresse dans le lit de Monsieur ? La servante est devenue maîtresse. Si Djami est devenue la servante absolue, c'est peut-être pour venger sa mère morte qui a travaillé autrefois dans cette même maison et la honte de sa naissance. Elle quitte sa patronne en dépit de ses supplications. Dans la servitude, Djami a appris à devenir Djami...
 
Fille de Cham (2018)
Dans une petite ville à la frontière indécise entre deux pays, vit une veuve pauvre entre les pauvres, persécutée et moquée par les autres habitants. Elle héberge une femme noire, migrante clandestine, encore plus misérable qu’elle, qu’elle exploite et maltraite. Du moins a-t-elle donné un toit à cette "Africaine" qu’elle a trouvée dans la rue, meurtrie et victime d’un viol.
La première est musulmane, la seconde est animiste. Leur vie avec une chèvre, unique possession de la veuve, n’est pas facile : la Maghrébine, tourmentée par tout le monde, tourmente à son tour "l’Africaine" pour se venger des humiliations qu’elle subit ; sa victime supporte ses épreuves sans se plaindre...
Afroplanet_migrantes en Afrique du Nord
 
 
 
Animal ! (2018)
Rembrandt_carcasse
Jeff et Sylvie vivent comme l’immense majorité des gens : ils ont un chien baptisé Georges par leur fille Elodie ; le samedi, ils vont faire leurs courses au supermarché pour la semaine ; ils font aussi comme tout le monde ou presque : ils mangent de la viande, mais pas de viande de chien. Le destin de la famille bascule le jour où Jeff perd son travail à la coutellerie. Il ne trouve d’autre travail que celui de tueur dans un abattoir industriel. Le rythme de la tuerie fixé à 60 vaches / heure l’épuise, physiquement et nerveusement. Il devient agressif, insomniaque. Leur couple bat de l’aile. Jeff est momentanément dégoûté de la viande, pas Sylvie. Ni Georges.